Le blog du directeur http://phensmans.amnestyinternational.be Choses vues, lues, ... par Philippe Hensmans, directeur d'Amnesty International Belgique posterous.com Mon, 06 Feb 2012 23:20:00 -0800 Actualité : Des jeunes de Schaerbeek contre l homophobie - Alter Echos - n° 331 - Education et jeunesse http://phensmans.amnestyinternational.be/actualite-des-jeunes-de-schaerbeek-contre-l-h http://phensmans.amnestyinternational.be/actualite-des-jeunes-de-schaerbeek-contre-l-h

Parler de l'homosexualité en quartier populaire, c'est possible ! C'est ce que prouve la maison de jeunes (MJ) Vision, basée à Schaerbeek. Un groupe de jeunes a planché sur la création d'un court-métrage intitulé « Cette prison qu'est mon corps ». Plusieurs projections ont déjà eu lieu, notamment dans le cadre de la semaine contre le racisme.

Le film évoque le destin de deux jeunes bruxellois, Malik et Ismaël. « L'un vit des discriminations d'ordre culturel dues à ses origines et l'autre vit sa sexualité dans la peur du regard de l'autre et du jugement quant à son orientation sexuelle », peut-on lire dans le dossier de presse. D'après le coordinateur de la MJ, Hassan Bensalah, les réactions suite au visionnage ont été, jusqu'à présent, enthousiastes.

Pourtant, l'affaire ne fut pas des plus faciles à monter, tant cette question s'est heurtée à des tabous coriaces. Hassan Bensalah se remémore ce chemin semé d'embûches : « Plus que la production finale, ce qui compte dans ce type de projets, c'est le processus de construction. Au fil des jours, il y a eu des "clashs", des départs du projet et même de la MJ. Des acteurs manquaient de confiance et avaient peur d'être assimilés au rôle. Parler de l'homosexualité suscitait des incompréhensions. Mais nos missions sont claires, nous sommes là pour travailler la citoyenneté, pour susciter l'esprit critique. Nous avons donc ouvert cette porte. Cela a créé de vrais débats avec des jeunes du quartier et même d'autres quartiers. Il y a eu des polémiques, des interventions parfois brutales qui se concluaient par de longues discussions. Le fait est qu'on en parle. »

Cette réticence à parler d'homosexualité, Hassan Bensalah l'explique en partie par le contexte du quartier, « très machiste, porté sur la virilité ». Il constate des « pressions familiales, des pressions culturelles, voire religieuses », dans ce quartier où « 100 % du public qui fréquente la MJ est issu de la communauté maghrébine ».

« Ce public n'est pas homophobe »

La MJ Vision n'en est pas à son coup d'essai. En 2007 déjà, une troupe de jeunes avait monté une pièce sur ce thème et avait remporté le prix du festival Mimouna. Dans les deux cas, le coordinateur estime qu'à l'origine, l'idée des jeunes « n'est pas de lancer un grand débat de société. C'est plus un délire, une façon de se faire remarquer par de la provocation, qui correspond à une envie d'exister ». Il n'empêche, ces jeunes ont pris des risques en s'aventurant sur ce terrain miné.

Le film aborde tout d'abord les discriminations dues à l'origine, à la couleur de peau. Puis des liens sont faits avec la discrimination liée à l'orientation sexuelle. « A la fin, on est dans l'empathie, on comprend le jeune dans sa douleur », commente Hassan Bensalah. Selon lui, si le film est bien reçu, tout comme la pièce de théâtre le fut auparavant, c'est parce que « le sentiment homosexuel est abordé. On ne parle pas d'acte sexuel. »

Malgré tout, la première projection, lors du festival « Sois jeune et tais-toi », ne s'est pas faite sans heurts. « L'idée était bien de laisser la possibilité au public de s'exprimer, raconte le coordinateur. Et ce, même si des propos homophobes pouvaient s'exprimer. Concrètement, il y a eu 10 à 15 minutes d'expressions violentes. Mais ces 10 à 15 minutes correspondent plus à une volonté de s'affirmer en public comme hétérosexuel. Ensuite, on constate une réelle volonté d'ouverture. Et au fond, ce public n'est pas homophobe, il est même tolérant. » Voilà qui tord le cou à bien des idées reçues.

Les clichés ont la vie dure. Hassan regrette que, parfois, des éducateurs véhiculent des idées préconçues sur les homosexuels. Ce qui l'amène à dresser le constat suivant : « Il faudrait d'abord sensibiliser le milieu éducatif à ces questions, avant même se sensibiliser les jeunes. »

Reste donc à faire vivre ce film. Des projections sont prévues dans d'autres MJ, en compagnie d'un animateur du Mrax. Des moments pour parler, échanger des idées, accepter que des clichés s'expriment, afin de changer les mentalités. Car l'homophobie, en quartiers populaires ou ailleurs, n'est pas une fatalité.

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Fri, 13 Jan 2012 00:06:48 -0800 Action Guantanamo 11-1-2011 http://phensmans.amnestyinternational.be/action-guantanamo-11-1-2011 http://phensmans.amnestyinternational.be/action-guantanamo-11-1-2011
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Mon, 02 Jan 2012 06:22:00 -0800 Un portait splendide de Manon... http://phensmans.amnestyinternational.be/un-portait-splendide-de-manon http://phensmans.amnestyinternational.be/un-portait-splendide-de-manon
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Fri, 09 Dec 2011 12:00:46 -0800 Belle action d'AIVL http://phensmans.amnestyinternational.be/belle-action-daivl http://phensmans.amnestyinternational.be/belle-action-daivl
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Thu, 20 Oct 2011 08:43:00 -0700 La justice doit régner en Libye après la mort du colonel Mouammar Kadhafi http://phensmans.amnestyinternational.be/la-justice-doit-regner-en-libye-apres-la-mort http://phensmans.amnestyinternational.be/la-justice-doit-regner-en-libye-apres-la-mort

20 octobre 2011
La mort du colonel Mouammar Kadhafi si elle est confirmée viendra clore une page de l’histoire de la Libye marquée par la répression et la violence mais ne réglera pas tout pour autant, a déclaré Amnesty International jeudi 20 octobre.
« La répression et les violences héritées du régime du colonel Mouammar Kadhafi ne prendront pas fin si l’examen du passé et les droits humains ne sont pas intégrés dans les nouvelles institutions de la Libye », a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe d’Amnesty International pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient.
« La mort du colonel Kadhafi ne doit pas empêcher ses victimes en Libye d’obtenir justice Les nombreux représentants de l’État libyen soupçonnés d’être les auteurs des graves violations des droits humains commises pendant et avant le soulèvement de cette année, y compris le tristement célèbre massacre de la prison d’Abu Salim en 1996, doivent répondre de leurs crimes devant la justice. »
« Les nouvelles autorités du pays doivent rompre totalement avec la culture d’abus de pouvoir instaurée sous le régime du colonel Mouammar Kadhafi et lancer les réformes en matière de droits humains dont le pays a tant besoin. »
Amnesty International a demandé au Conseil national de transition (CNT) d’indiquer publiquement comment était mort le colonel Mouammar Kadhafi afin que la population libyenne sache toute la vérité.
L’organisation a ajouté qu’il était essentiel de mener une enquête exhaustive, indépendante et impartiale pour établir les circonstances exactes de la mort du colonel Mouammar Kadhafi.
Amnesty International a appelé le CNT à veiller à ce que les personnes soupçonnées d’avoir commis des atteintes aux droits humains et des crimes de guerre, y compris au sein de l’équipe rapprochée du colonel Mouammar Kadhafi et parmi ses proches, soient traitées avec humanité et jugées équitablement si elles sont capturées.


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Mon, 17 Oct 2011 06:51:31 -0700 En Russie, le climat d’impunité et les attaques contre les journalistes réduisent la presse au silence http://phensmans.amnestyinternational.be/en-russie-le-climat-dimpunite-et-les-attaques http://phensmans.amnestyinternational.be/en-russie-le-climat-dimpunite-et-les-attaques La photographie de cette femme aux cheveux blancs et portant des lunettes est devenue l’emblème des défenseurs des droits humains dans le monde entier. Elle symbolise les risques auxquels les journalistes militants sont confrontés en Russie.

Il y a cinq ans, la journaliste d’investigation Anna Politkovskaïa, qui écrivait des articles extrêmement critiques à l’égard du Kremlin et des actions militaires russes en Tchétchénie, a été tuée par balles dans l'ascenseur de son immeuble, à Moscou.
Ce meurtre a attiré l’attention internationale sur les violences dont sont victimes les journalistes en Russie, et éveillé de nombreux soupçons quant au fait que des représentants de l’'État aient pu commanditer cet assassinat.

Roustam Makhmoudov, l’homme soupçonné d’avoir tiré sur la journaliste, a été arrêté en mai dernier en Tchétchénie, d’où il est originaire. Une autre personne liée au meurtre a été arrêtée au mois d’août. Il s’agit d’un ancien haut responsable de la police russe. Bien que l’enquête suive son cours, les autorités russes n’ont encore reconnu aucun coupable dans cette affaire, et de nombreuses questions restent sans réponse, notamment concernant les commanditaires de ce meurtre.

Comme l’a dénoncé Amnesty International à plusieurs reprises, peu d’initiatives sont prises pour faire cesser les menaces qui pèsent sur les journalistes russes et garantir que les attaques dont ils sont victimes fassent l’objet d’enquêtes sérieuses.

Elena Milachina, journaliste et ancienne collègue d’Anna Politkovskaïa au journal Novaïa Gazeta, affirme que la situation des journalistes et des défenseurs des droits humains s’est aggravée depuis l’assassinat d’Anna Politkovskaïa.

« Le nombre de journalistes et de militants des droits humains victimes de meurtres et d’agressions ne cesse d’augmenter d’année en année. Mais ces crimes ne font que très rarement l’objet d’enquêtes », déclare-t-elle.

D’après Elena Milachina, le meurtre d’Anna Politkovskaïa a réduit au silence de nombreux journalistes russes.

« Depuis ce qui est arrivé à Anna, les journalistes russes ont peur de s’exprimer. Nombre de mes collègues ont exposé publiquement leurs craintes de poursuivre leur travail. Ils ont peur de parler de la corruption, de raconter la vérité », ajoute-t-elle.

Le Comité pour la protection des journalistes a indiqué que 22 journalistes et professionnels des médias avaient été tués en Russie entre 2000 et 2010.
Elena Milachina a été victime d’une agression alors qu’elle couvrait les événements consécutifs à la prise d’otages de Beslan, en 2004. Elle a réussi à échapper à ses agresseurs. Mais deux semaines plus tard, une de ses collègues, qui travaillait sur le même sujet, a été attaquée par des voyous qui l’ont violemment frappée à la tête. Les journalistes ont signalé les faits à la police, mais aucune enquête n'a été ouverte.

Elena Milachina compare l’actuel paysage médiatique russe à celui de l’Union soviétique de la fin des années 1970 et du début des années 1980, lorsque le pays connaissait une stabilité économique et politique relative, mais que les critiques envers le Kremlin étaient muselées.

Bien que la Novaïa Gazeta soit autorisée à publier des articles critiquant le gouvernement actuel, Elena Milachina estime que ce journal fait partie des quelques tribunes tolérées à titre symbolique par le Kremlin pour faire croire que la Russie n’est pas un régime autoritaire.

« Bien entendu, la Russie a changé. Mais comme à l’époque soviétique, la majorité de la population est manipulée par la télévision publique, qui lui inflige un véritable lavage de cerveau. Ce pays compte 140 millions d’habitants, dont 70 % s’informent à partir de la télévision d’État », affirme la journaliste.

Pour Alexeï Simonov, président de la Fondation pour la défense de la glasnost (organisation défendant la liberté des médias), le principal problème est que les journalistes russes s’intéressent de moins en moins à la corruption ou aux atteintes aux droits humains car leurs révélations ne changent rien à la situation. Il est rare qu'une enquête journalistique débouche sur un jugement ou une condamnation. Ceux qui bafouent les droits humains sont souvent autorisés à poursuivre leurs activités en toute impunité.

« Si vos articles n’ont aucune influence sur le climat politique de votre pays, à quoi bon les écrire ? Nous ne sommes pas entendus », déplore-t-il.
Il cite l’exemple de l’avocat Sergueï Magnitski qui travaillait pour un cabinet américain et est mort en prison après avoir été détenu pendant 11 mois sans inculpation et avoir subi des mauvais traitements.
Les militants des droits humains pensent que Sergueï Magnitski a été placé en détention pour avoir mis au jour une fraude fiscale massive, impliquant notamment des enquêteurs et des procureurs.

« Plusieurs journaux russes ont récemment publié la liste des personnes soupçonnées d’être responsables de sa mort – des avocats, des juges, des membres du personnel carcéral, etc. Mais aucune d’entre elles n’a fait l’objet d’une enquête », déplore Alexeï Simonov.
Il a peu d’espoir que l’élection présidentielle de 2012 apportent un quelconque changement.

« Je ne pense pas que la situation puisse s’améliorer en Russie. Pendant l’élection, il y aura bien une petite fenêtre de liberté. Mais aussitôt le scrutin terminé, cette fenêtre sera refermée », ajoute-t-il.

Amnesty International considère que les autorités russes contribuent délibérément à instaurer un climat d’hostilité envers les journalistes et les défenseurs des droits humains.
« Officiellement condamnées, les attaques visant les journalistes sont en fait tolérées par les institutions, a déclaré John Dalhuisen, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

« Si la Russie entend devenir l’État de droit auquel va aspirer la prochaine génération post-soviétique, alors cette tendance doit être renversée rapidement. »

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Thu, 15 Sep 2011 00:40:39 -0700 Manifestation pour Troy Davis, 16/10/2011 http://phensmans.amnestyinternational.be/manifestation-pour-troy-davis-16102011 http://phensmans.amnestyinternational.be/manifestation-pour-troy-davis-16102011
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 Demain matin Amnesty tentera, une fois de plus, d'éviter que Troy Davis soit exécuté aux USA. Cet homme, dont le procès pour meurtre fait l'objet de nombreuses critiques, a déjà subi trois dates d'exécution, év itées chaque fois de justesse, grâce essentiellement à l'action d'Amnesty et d'autres abolitionnistes. La nouvelle date, c'est le 21 septembre. Ce sera vraisemblablement la dernière, plus aucun recours judiciaire n’étant possible. Cela se passera, si ça se passe, à 19h00 chez nous. En commun avec les autres sections d'Amnesty, nous organisons une journée d'action demain qui vise à influencer les autorités de son état, qui peuvent encore décider de le gracier. Si vous avez le temps et l'envie, vous serez les bienvenus sur les marches du Palais de Justice, place Poelaert, de 10h30 à 11h30.
 

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Sun, 31 Jul 2011 09:03:03 -0700 "Marche des salopes": des Indiennes dans la rue contre les violences sexuelles http://phensmans.amnestyinternational.be/marche-des-salopes-des-indiennes-dans-la-rue http://phensmans.amnestyinternational.be/marche-des-salopes-des-indiennes-dans-la-rue NEW DELHI 31/07 (AFP) = Des centaines de femmes ont défilé dimanche à New Delhi pour la première "marche des salopes" jamais organisée en Inde, visant à alerter l'opinion sur une hausse inquiétante du nombre d'agressions sexuelles et l'accroissement de l'insécurité.
Au cours des "marches des salopes" qui ont lieu dans d'autres pays - plusieurs ont déjà été organisées à Séoul, Londres ou Boston -, les femmes s'habillent de façon volontairement provocante, pour tourner en dérision l'idée selon laquelle les victimes d'agressions sexuelles ne doivent s'en prendre qu'à elles-mêmes. Mais dans la capitale indienne, la plupart des femmes qui participaient à la manifestation avaient opté pour des tee-shirts et des pantalons, jugeant la cause encore plus importante que la tenue vestimentaire. "Il est temps pour les femmes en Inde de s'exprimer et de lutter pour leur propre sécurité. Les Indiennes ne sont pas des salopes et les hommes n'ont pas le droit de nous traiter comme telles", a déclaré à l'AFP Ashima Awal, une étudiante âgée de 22 ans. Selon une étude menée en 2010 par la municipalité de New Delhi, l'ONU et le groupe de défense des droits des femmes Jagori ("Femmes, réveillez-vous" en hindi), 85% des femmes craignent d'être harcelées et 45% évitent de sortir seules à la nuit tombée. "Même si nous sommes couvertes de la tête aux pieds, nous sommes agressées. Les hommes nous agressent dans n'importe quelle circonstance", regrette Raksha Gupta, une femme au foyer qui a pris part à la marche en compagnie de son mari. "Peloter les femmes et les regarder avec insistance dans les lieux publics est un sport national dans la capitale, bien des hommes pourraient gagner une médaille d'or dans ce domaine", constate Uma Jaysingh, une étudiante qui utilise les transports publics pour se rendre à l'université. ./.

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Tue, 05 Jul 2011 22:48:45 -0700 Plus de la moitié des pays ne punissent pas le viol dans le couple (rapport ONU femmes) http://phensmans.amnestyinternational.be/plus-de-la-moitie-des-pays-ne-punissent-pas-l http://phensmans.amnestyinternational.be/plus-de-la-moitie-des-pays-ne-punissent-pas-l NEW YORK 06/07 (AFP) = Plus de la moitié des pays ne punissent toujours pas le viol dans le mariage et près du tiers restreignent les droits des femmes à l'avortement, dénonce ONU femmes dans son premier rapport sur l'état de la condition féminine dans le monde publié mercredi.
L'étude assure ainsi que 127 pays ne punissent pas le viol au sein du couple, que 61 pays restreignent les droits des femmes à l'avortement, mais aussi qu'en règle générale il y a une différence de 10 à 30% dans les salaires versés aux femmes comparés aux hommes. ONU femmes, qui a pris ses fonctions le 1er janvier 2011, est une nouvelle entité de l'ONU qui rassemble les activités de plusieurs organes des Nations unies déjà existants concernant les droits des femmes dans le monde. Elle est présidée par l'ex-présidente chilienne Michelle Bachelet. "En dépit de progrès majeurs dans les lois, des millions de femmes font état de violences dans leur vie, en général de la part de leur partenaire", souligne ce premier rapport annuel. La nouvelle agence assure en outre que "quelque 600 millions de femmes, soit plus de la moitié de celles travaillant, sont cantonnées dans des emplois vulnérables et peu sûrs, souvent en dehors de toute législation". "La non divulgation des crimes contre les femmes est un grave problème dans toutes les régions" du monde, relève encore ONU femmes. Dans 57 pays, des études sur la criminalité montrent qu'en moyenne 10% des femmes ont été victimes d'agressions sexuelles, mais seulement 11% en font état. L'étude rappelle que la violence sexuelle est utilisée depuis des siècles comme arme de guerre. "Elle est utilisée contre les populations civiles afin de transmettre délibérément le HIV avec pour objectif la contamination forcée, les déplacements de population et la terreur sur des communautés entières".

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Sat, 02 Jul 2011 08:28:22 -0700 Des associations de défense des droits humains manifestent contre la répression en Syrie http://phensmans.amnestyinternational.be/des-associations-de-defense-des-droits-humain http://phensmans.amnestyinternational.be/des-associations-de-defense-des-droits-humain BRUXELLES 02/07 (BELGA) = Amnesty International, le Comité contre la Répression en Syrie, la Fédération Internationale des Droits de l'Homme et d'autres associations de défense des droits humains, ont manifesté samedi devant l'ambassade de Syrie à Bruxelles pour dénoncer la répression sanglante de la contestation en Syrie et réclamer le libre accès pour les organisations humanitaires aux zones de conflit.
Une centaine de manifestants ont rallié l'appel d'Amnesty International, du Comité contre la Répression en Syrie et de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme notamment, en manifestant à 11h00 devant l'ambassade de Syrie pour dénoncer la répression violente de la contestation par le régime du président syrien Bachar el-Assad. De nombreux manifestants ont enfilé des gants rouges pour symboliser le sang qu'ont les membres du gouvernement syrien sur leurs mains en se livrant depuis le 15 mars (début de la contestation syrienne) à de nombreuses exactions sur les opposants. Philippe Hensmans, directeur d'Amnesty International Belgique, a rappelé les objectifs principaux de la manifestation: l'arrêt immédiat de la répression violente orchestrée par le régime syrien, le gel des avoirs du gouvernement syrien, le libre accès pour les organisations humanitaires aux zones de conflit et la mise en place d'une enquête internationale sur les exactions commises depuis le début du soulèvement.
La libération des prisonniers d'opinion et l'arrêt de la torture des opposants au régime, ont également compté parmi les revendications des manifestants. ./. CLA/

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Sun, 26 Jun 2011 23:43:23 -0700 Vietnam: l'injection, nouvelle méthode d'exécution à partir du 1er juillet http://phensmans.amnestyinternational.be/vietnam-linjection-nouvelle-methode-dexecutio http://phensmans.amnestyinternational.be/vietnam-linjection-nouvelle-methode-dexecutio HANOI 27/06 (AFP) = Le Vietnam, où la peine de mort est toujours appliquée, remplacera les pelotons d'exécution par l'injection à partir de jeudi, a indiqué lundi un responsable.
"La loi sur les exécutions par injection létale à la place des pelotons d'exécution dans les affaires de condamnation à mort entrera en vigueur le 1er juillet dans tout le Vietnam", a précisé ce responsable du ministère de la Sécurité publique sous couvert de l'anonymat.
L'Assemblée nationale, qui voulait une méthode d'exécution "plus humaine", avait adopté cette loi en juin 2010.
La plupart des condamnations à mort au Vietnam sont prononcées contre des trafiquants de drogue et des meurtriers.
Il n'existe pas de statistiques officielles mais selon les médias d'Etat, 19 personnes ont été condamnées à mort et 4 exécutées depuis le début de l'année.
Amnesty International a appelé le Vietnam à abolir la peine de mort, soulignant que changer de méthode n'était pas une solution à "l'inhumanité" de la punition. ./. VAD/

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Sat, 25 Jun 2011 10:42:06 -0700 Rassemblement d'Amnesty à Bxl contre l'exportation de matériel de torture depuis l'Europe http://phensmans.amnestyinternational.be/rassemblement-damnesty-a-bxl-contre-lexportat http://phensmans.amnestyinternational.be/rassemblement-damnesty-a-bxl-contre-lexportat BRUXELLES 25/06 (BELGA) = Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées samedi après-midi à Bruxelles à l'occasion de la journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture. A l'origine de ce rassemblement, Amnesty International a notamment appelé à écrire au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, afin d'obtenir un renforcement de l'interdiction d'exportation de matériel pouvant servir à des actes de torture.
   "Il s'agit notamment de poucettes (chaînette avec lesquelles sont attachés les pouces de certains prisonniers) ou de produits, fabriqués en Europe, servant, aux Etats-Unis, aux exécutions capitales par injection létale", a expliqué Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d'Amnesty International. 
     Les militants rassemblés samedi ont par ailleurs tenu à dénoncer l'attitude de dirigeants qui tentent, en la redéfinissant, de légitimer la torture, interdite par une convention des Nations-Unies datant de 1984. "Ainsi, la simulation de noyade, notamment utilisée à Guantanamo, n'est pas considérée comme de la torture par les Etats-Unis", a souligné Philippe Hensmans. "Il y a aussi l'outsourcing pratiqué par certains pays qui envoient leurs détenus se faire torturer dans des pays comme l'Egypte ou le Maroc", a-t-il ajouté.
     Durant les prochaines semaines, Amnesty International valorisera ses "actions urgentes" lors desquelles les militants écrivent, dès l'enfermement d'un prisonnier d'opinion, aux dirigeants d'un pays dans lequel il risque d'être victime d'actes de torture. "Ce type d'action, nous en réalisons trois ou quatre par jour, permet à ces prisonniers d'éviter la torture dans environs 30% des cas", a indiqué Philippe Hensmans.
     En Belgique, Amnesty International plaide, aux côtés de la Ligue des droits de l'Homme, en faveur de la création d'une institution nationale chargée de veiller au respect de la Convention de l'ONU. Certaines mesures d'isolement prises dans les prisons belges peuvent être considérées comme des traitements inhumains ou dégradants au sens de la Convention, a fait valoir le directeur de l'ONG.
     Les militants étaient rassemblés samedi au Mont des Arts à Bruxelles où était organisée une exposition de panneaux. 
      ./. OCH/COC/

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251816 JUN 11

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Sun, 19 Jun 2011 22:21:13 -0700 Les fausses idées concernant le droit d'asile http://phensmans.amnestyinternational.be/les-fausses-idees-concernant-le-droit-dasile http://phensmans.amnestyinternational.be/les-fausses-idees-concernant-le-droit-dasile Les réfugiés de plus en plus nombreux submergent les pays en développement (HCR)

GENEVE 20/06 (AFP) = Le nombre de réfugiés, demandeurs d'asile et déplacés ne cesse de progresser dans le monde pour atteindre près de 44 millions de personnes en 2010 dont 80% se trouvent, contrairement aux idées reçues, dans des pays en développement, indique lundi le HCR dans un rapport.
Le document statistique sur les tendances mondiales 2010 du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés montre ainsi que "43,7 millions de personnes sont déracinées à travers le monde, soit à peu près l'ensemble de la Colombie ou de la République de Corée". Ce chiffre, en progression par rapport à 2009 (43,3 millions), est le plus élevé depuis 15 ans, relève le HCR à l'occasion de la journée mondiale du réfugié. Il comprend 15,6 millions de réfugiés, 27,5 millions de personnes déplacées dans leur propre pays -- un record depuis dix ans -- et près de 850.000 demandeurs d'asile. Les Afghans continuent de représenter la majeure partie des réfugiés dans le monde (3 millions), suivis par les Irakiens (1,6 million), les Somaliens (770.200) ainsi que les ressortissants de République démocratique du Congo (476.700) et de Birmanie (415.700). Selon l'organisation basée à Genève, les pays en développement représentent leur première destination, ces derniers accueillant "les quatre cinquième" des réfugiés "à une période où l'hostilité à (leur) égard s'accroît dans de nombreux pays industrialisés". Le Pakistan, l'Iran et la Syrie comptent ainsi "les plus fortes populations réfugiés avec respectivement 1,9 million, 1,07 million et 1,005 million" et en portent le plus lourd poids économique. Comparativement, l'Allemagne, le pays industrialisé qui accueille la plus importante population réfugiée, se situe loin derrière avec 594.000 personnes. Quant aux requérants d'asile, l'Afrique du sud demeure leur premier choix avec 180.600 demandes enregistrées en 2010, soit un cinquième des demandes mondiales et trois fois plus que celles déposées aux Etats-Unis (54.300) ou en France (48.100). Le Haut commissaire aux réfugiés, Antonio Guterres a ainsi déploré nombre "d'idées fausses sur les mouvements de réfugiés". "Les craintes d'afflux supposé de réfugiés dans les pays industrialisés sont très exagérées ou associées à tort avec des problèmes relatifs à la migration", a-t-il regretté. ./. SLE/

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Mon, 13 Jun 2011 23:55:06 -0700 Les nouvelles informations faisant état de décès font craindre pour la sécurité des jeunes manifestants en Syrie http://phensmans.amnestyinternational.be/les-nouvelles-informations-faisant-etat-de-de http://phensmans.amnestyinternational.be/les-nouvelles-informations-faisant-etat-de-de


Amnesty International a exhorté les autorités syriennes à protéger les enfants qui manifestent, alors que, selon de récentes informations, des jeunes ont été torturés et tués. 

Sur des vidéos diffusées ces derniers jours, on peut voir deux nouveaux adolescents – Thamer al Sahri et Nazir Abd al Kader – qui sont morts des suites des blessures leur ayant été infligées par les coups et les balles. 

« Si elles sont confirmées, les informations selon lesquelles les forces de sécurité syriennes ont torturé et tué des enfants en détention témoigneraient du fait qu’elles ont franchi un nouveau cap dans leur répression sanglante des manifestations, a déclaré Philip Luther, directeur adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International. 

« Les morts violentes de Thamer al Sahri et d’autres enfants sont extrêmement choquantes, tout comme la flagrante inaction des autorités pour maîtriser les forces de sécurité accusées d’en être responsables. » 

Les médias du monde entier ont diffusé jeudi 9 juin une vidéo amateur, montrant semble-t-il le corps d’un jeune homme de 15 ans, Thamer al Sahri, restitué la veille à sa famille dans le village syrien de Jeeza. 

Thamer al Sahri a « disparu » le 29 avril après que des villageois ont tenté de se rendre dans la ville assiégée de Deraa, dans le sud du pays. Quelque 500 personnes auraient été arrêtées dans la région ce même jour.

La vidéo montre ce qui serait son cadavre perforé par des impacts de balles, avec un œil et plusieurs dents en moins. Il aurait également la nuque brisée et une jambe cassée. 

Thamer al Sahri est le quatrième enfant qui serait mort en détention depuis le mois de mars. Les militants syriens des droits humains ont rendu compte du décès de Diyaa Yahya Khatib, 16 ans, de la ville de Homs, et de Saleh Ahmed al Khateb, 14 ans, de la ville de Deraa, morts des suites de torture au cours de leur détention en mars et avril respectivement. 

En outre, les manifestants en Syrie ont été galvanisés par l’annonce de la mort à la fin du mois de mai d’Hamza al Khateeb, âgé de 13 ans. Il a « disparu » lors d’arrestations massives près de Deraa le 29 avril et on a plus tard appris qu’il était détenu par les forces aériennes de sécurité. 

Les autorités syriennes ont nié qu’Hamza al Khateeb ait subi des tortures ou que son corps ait été mutilé, affirmant qu’il est mort sous les tirs d’un groupe armé et que son corps s’est décomposé durant la période qui s’est écoulée avant qu’il ne soit rendu à sa famille.

Amnesty International a consulté un médecin légiste qui a analysé une vidéo de son cadavre et conclu que les blessures visibles indiquaient que le garçon avait subi des violences répétées infligées à l’aide d’un instrument contondant alors qu’il était en vie. Il a identifié deux blessures par balles, l’une au torse, semble-t-il tirée à bout portant, et l’autre au bras, avec des lésions laissant à penser qu’Hamza al Khateeb était encore en vie à ce moment-là également.

Jeudi 9 juin, Amnesty International a reçu un clip vidéo où l’on peut voir le corps d’un autre jeune homme. Il s’agirait de Nazir Abd al Kader, probablement âgé de 18 ou 19 ans, car il aurait terminé sa scolarité en 2010. Son cadavre présentait des signes probants de mauvais traitements. 

Selon un médecin qui a examiné sa dépouille, ses rotules ont été brisées, son crâne fracturé et son cou brisé avant qu’il ne soit abattu. On pense qu'il était détenu par les forces de sécurité au moment de sa mort.

Environ 32 enfants, âgés de 12 à 17 ans, sont toujours détenus en lien avec les manifestations et pourraient être torturés ou subir des mauvais traitements. Au moins neuf d’entre eux sont originaires de la ville de Deraa, dans le sud du pays.

Les manifestations en faveur de réformes ont commencé en février et depuis la mi-mars les forces de sécurité syriennes ont engagé une campagne de violence contre les manifestants. Amnesty International estime qu’au moins 1 104 personnes ont été tuées, dont 82 enfants. 

Des milliers de personnes ont été arrêtées, et beaucoup ont été détenues au secret et auraient été torturées. Amnesty International a recueilli de très nombreuses allégations de torture et d’autres mauvais traitements dans les centres de détention en Syrie depuis des dizaines d’années. 

Le Conseil de sécurité des Nations unies débat d’un projet de résolution sur la violence en Syrie. 

« Le Conseil de sécurité des Nations unies doit prendre des mesures décisives en réponse aux mois de carnage qui ensanglantent la Syrie. Il doit notamment renvoyer la situation devant la Cour pénale internationale (CPI), a indiqué Philip Luther. 

« En l’absence de mesures concrètes prises par les autorités syriennes pour enquêter sur les violations des droits humains perpétrées, il est temps pour la communauté internationale de veiller à ce que les représentants de l’État responsables de l’homicide de manifestants ou d’actes de torture infligés aux détenus, notamment aux enfants, soient déférés à la justice. »

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Thu, 09 Jun 2011 00:04:05 -0700 Bahreïn : nouvelles accusations de torture formulées lors du procès de professionnels de la santé http://phensmans.amnestyinternational.be/bahrein-nouvelles-accusations-de-torture-form http://phensmans.amnestyinternational.be/bahrein-nouvelles-accusations-de-torture-form



Les autorités bahreïnites doivent diligenter une enquête indépendante sur de nouvelles allégations selon lesquelles des dizaines de médecins et d’infirmiers en instance de jugement devant un tribunal militaire ont subi des actes de torture en détention et ont été contraints de signer de fausses déclarations, a déclaré Amnesty International mardi 7 juin.

Des proches des prévenus ont soutenu que des membres des services de sécurité de la Direction bahreïnite des enquêtes criminelles avaient obligé les détenus à rester longtemps debout, les avaient privés de sommeil, les avaient frappés à coup de tuyau en caoutchouc et de planche en bois cloutée et les avaient contraints à signer des documents alors qu’ils avaient les yeux bandés.

L’un des détenus, libéré sous caution le mois dernier, a été giflé au visage alors qu’il avait un bandeau sur les yeux. On l’a également insulté et menacé de le conduire chez quelqu’un qui saurait le faire parler s’il refusait d’avouer.

Ce même détenu a dû rester debout pendant plusieurs heures, a été privé de sommeil et placé face à une unité d’air conditionné pendant toute une nuit. Il a été interrogé le lendemain matin, les yeux toujours bandés.

« J’étais tellement fatigué que je n’ai pas bougé et me suis contenté de répondre par oui ou par non », a-t-il dit à Amnesty International.

Il a ajouté : « Au bout d’un moment, il m’a remis des documents et m’a demandé de les signer alors que j’avais toujours les yeux bandés. Je n’ai pas vu ce que je signais, mais j’ai apposé ma signature sur huit ou neuf documents. »

Le procès de 48 membres du personnel de santé, la plupart travaillant au centre médical d’Al Salmaniya, s’est ouvert lundi devant un tribunal militaire à Manama, mais a été renvoyé au 13 juin. Une partie des prévenus ont été libérés sous caution tandis que les autres sont toujours incarcérés.

Les médecins et infirmiers doivent répondre d’accusations liées à leur comportement alors qu’ils soignaient des blessés, lorsque les forces de sécurité ont violemment réprimé des manifestations massives organisées en février et en mars pour réclamer des réformes. Ils sont accusés d’avoir utilisé abusivement leurs fonctions à l’hôpital d’Al Salmaniya pour formuler de fausses déclarations de violences perpétrées par les forces de sécurité, d’avoir opéré inutilement des patients et d’avoir entrainé leur mort, ainsi que d’avoir refusé de soigner d’autres patients pour des raisons confessionnelles. Ils sont également poursuivis pour toute une série d’autres infractions connexes.

Un proche de l’un des prévenus, présent lundi au tribunal, a raconté à Amnesty International que les cheveux des prisonniers avaient été rasés et que la plupart d’entre eux avaient perdu du poids depuis leur arrestation, survenue quelques semaines auparavant. Ceux de sexe masculin ont été contraints de rester debout, en plein soleil, pendant une trentaine de minutes avant que ne débute l’audience. « Ils avaient un bandeau sur les yeux et des menottes aux mains, qu’on leur a seulement retirés lorsque l’audience a commencé », a-t-il déclaré.

« Les autorités de Bahreïn doivent mener sans délai une enquête indépendante sur ces nouvelles allégations de torture et traduire en justice les membres des forces de sécurité présumés responsables », a dit Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

Il a ajouté : « Le tribunal doit aussi considérer comme irrecevables les “aveux” obtenus sous la torture ou d’autres formes de contrainte conformément au droit international. »

Avant que ne s’ouvre le procès, les détenus n’ont pu communiquer avec leur famille que par téléphone. Leurs avocats n’avaient pas été autorisés à les rencontrer ni à assister aux interrogatoires, menés d’abord par des agents des forces de sécurité puis par le procureur militaire, pendant qu’ils se trouvaient en détention provisoire. Ils ont demandé à voir leurs clients, mais les autorités bahreïnites sont restées sourdes à leurs appels.

Malcolm Smart a affirmé : « Tous les détenus doivent être autorisés dans les meilleurs délais à être régulièrement en contact avec les avocats de leur choix et leurs proches, ainsi qu’à bénéficier de tous les soins médicaux dont ils pourraient avoir besoin.

« Les autorités doivent également veiller à ce que les médecins, les infirmiers, les secouristes et d’autres membres du personnel de santé soient en mesure de mener à bien leurs activités sans ingérence ni discrimination et sans craintes de représailles. »

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Thu, 02 Jun 2011 10:35:22 -0700 Families in India at serious risk from toxic waste http://phensmans.amnestyinternational.be/families-in-india-at-serious-risk-from-toxic http://phensmans.amnestyinternational.be/families-in-india-at-serious-risk-from-toxic Voici une vidéo à ne pas manquer sur YouTube :

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Wed, 25 May 2011 08:56:55 -0700 Syrie : un étudiant raconte le supplice enduré par des centaines de détenus torturés dans un stade http://phensmans.amnestyinternational.be/syrie-un-etudiant-raconte-le-supplice-endure http://phensmans.amnestyinternational.be/syrie-un-etudiant-raconte-le-supplice-endure


Un étudiant de 25 ans raconte à Amnesty International les coups et les actes de torture qu’il a subis, comme de nombreux autres détenus, après avoir été arrêté avec son père de 73 ans et enfermé dans un stade par les forces de sécurité dans la ville côtière de Banias, le 8 mai 2011.
« Plusieurs soldats ont frappé à la porte et nous ont demandé de venir cinq minutes avec eux car leur officier voulait voir nos cartes d’identité. Nous les avons suivis et nous avons vu que de nombreux autres hommes et garçons étaient dans le même cas que nous. Ils nous ont rassemblés sous le pont Ras al Naba, situé dans le quartier du même nom, où des affrontements armés avaient eu lieu entre les militaires et quelques hommes armés le mois dernier [en avril]. 
« Il y avait cinq bus Toyota de chacun 24 passagers, et un bus Mazda de 31 passagers, ainsi que des véhicules militaires. Je me suis éloigné de mon père car, s’ils l’avaient frappé devant moi, cela aurait été trop dur pour nous deux. 
« Dans le bus, trois soldats qui nous accompagnaient ont commencé à frapper les hommes qui étaient assis à l’avant. Moi, j’étais à l’arrière. Puis, le bus s’est arrêté à al Qooz [quartier alaouite de Banias] pendant quelques minutes. On nous a fait descendre du bus et un soldat est passé avec des ciseaux, coupant des mèches de cheveux à certains d’entre nous au hasard. Il m’a coupé une mèche à l’arrière de la tête sans aucune raison. 
« Ensuite ils nous ont emmenés au stade, au bout de la rue de la Corniche, à Banias. Quand je suis descendu du bus, ils m’ont bandé les yeux et m’ont attaché les mains devant avec des liens en plastique. Certains ont eu les mains attachées dans le dos. Ensuite, ils ont commencé à nous frapper. Ils nous ont fait nous agenouiller sur le parking du stade. Comme nous étions plusieurs centaines, nous étions assez serrés. 
« Des soldats portant des tenues de camouflage et des agents de sécurité vêtus d’uniformes verts passaient entre nous, nous giflant violemment, nous donnant des coups de pied sur tout le corps avec leurs bottes militaires, en particulier dans le dos, et nous frappant à coups de gourdin, de matraque et de massue. 
« Après, ils choisissaient certains détenus au hasard et les traînaient un peu à l’écart des autres afin d’avoir assez de place pour les passer à tabac. L’un d’eux s’est approché de moi alors que j’étais agenouillé, a mis son pied sur ma tête et a appuyé jusqu’à ce que mon visage touche le sol. Il m’a demandé : “Qui est ton maître ?” J’ai répondu : “Bachar el Assad”, et il m’a lâché. La même chose est arrivée à mon ami, mais le soldat lui a cogné la tête par terre avec son pied jusqu’à ce qu’il saigne du nez et de la bouche. Il continuait de lui demander “Qui est ton Dieu ?” et il ne l’a laissé tranquille que quand il a répondu : “Bachar el Assad”.
« Chaque fois que le bandeau glissait de mes yeux, un homme me frappait et le rattachait. Quand quelqu’un demandait de l’eau, un soldat nous en lançait sur la tête et nous interdisait de la boire. Quand quelqu’un demandait à aller aux toilettes, ils répondaient : “Fais dans ton pantalon.” Certains m’ont dit ensuite que c’est ce qu’ils avaient fait. On voyait les grosses taches sur leurs pantalons. 
« Je me souviens avoir entendu un homme les supplier en pleurant, expliquant qu’il était asthmatique, mais ils n’en ont rien eu à faire. 
« Nous sommes restés comme ça, à genoux, à nous faire battre et insulter, environ de 14 heures à 17 h 30. Ensuite, ils nous ont ordonné de nous lever et d’attendre qu’on prenne nos noms. Pendant que nous attendions, trois soldats sont venus et m’ont demandé de sortir du rang, ainsi qu’un de mes cousins, un voisin et un ami. Un par un, nous avons été frappés avec un long morceau de bois épais qui sert habituellement dans le bâtiment. Deux soldats me tenaient fermement tandis que le troisième me frappait de toutes ses forces derrière les jambes avec ce morceau de bois. Il m’a frappé ainsi trois fois et j’ai perdu connaissance. C’était vraiment atroce.
« Puis, après avoir attendu une heure qu’on enregistre nos noms, nous avons été emmenés dans le dortoir des athlètes, un long couloir avec des grandes chambres. Ils nous ont entassés à plusieurs dizaines par chambre. Quand je me suis agenouillé, j’étais collé à mes voisins. Ensuite ils nous ont demandé de nous déplacer pour laisser des passages. Bien sûr, ils avaient besoin de ces passages pour pouvoir tous nous atteindre et nous frapper. 
« Je me trouvais au bord d’un de ces “passages”, donc j’étais facile à atteindre et j’ai reçu beaucoup de coups. L’un d’eux m’a donné une telle claque sur l’oreille que j’ai eu des bourdonnements pendant plus de deux heures.
« Ils prenaient tout particulièrement pour cibles les hommes qui avaient une longue barbe [peut-être soupçonnés d’être des islamistes opposés à l’État]. Il y avait un homme avec une longue barbe qui était marin, pas islamiste. Ils l’ont frappé si fort que son visage était en sang. Mon bandeau était un peu desserré et, en penchant la tête en arrière, j’arrivais à voir.
« Au bout de plusieurs heures, ils nous ont donné un peu d’eau et nous ont autorisés à aller aux toilettes, seulement pour faire pipi. 
« Pendant cette détention, deux épisodes m’ont vraiment fait très mal. L’un concerne mon cousin, qui est aussi mon ami et qui figurait parmi les détenus. Sa vue est si mauvaise qu’il est presque aveugle. Il a dit aux gardiens : “Je suis aveugle. J’ai une carte de handicapé.” Ils se sont approchés de lui et ont commencé à le frapper très fort. J’ai vu que du sang avait coulé derrière ses oreilles des deux côtés. 
« L’autre épisode concerne un garçon d’environ 15 ans, peut-être moins. Il avait des cloques sur le dos d’une main […] J’ai demandé à d’autres détenus ce qui lui était arrivé et ils m’ont dit que c’était les soldats qui l’avaient brûlé avec un briquet.
« Un médecin d’environ 32 ans, qui travaille à l’hôpital Jamiyat al Birr wa al Khadamat, a été frappé si fort qu’il a eu la main cassée. Les soldats ont accusé l’hôpital d’avoir soigné ce qu’ils appelaient des “terroristes”. 
« Mon ami m’a raconté qu’il se trouvait à côté d’un enseignant que nous connaissons bien, âgé d’une soixantaine d’années. Il a été sévèrement battu malgré son âge. Mon ami m’a dit que cet enseignant s’était adressé à deux des hommes qui le frappaient, leur rappelant qu’il les avait eus comme élèves quand ils étaient plus jeunes. Cela ne leur a fait ni chaud ni froid. 
« Vers 23 heures, un officier supérieur est entré et a ordonné aux soldats d’arrêter les coups, ce qu’ils ont fait. Au moment de dormir, un détenu a posé sa tête sur ma cuisse, un autre sur mon ventre, et j’ai moi-même dû poser ma tête sur le ventre de quelqu’un d’autre. Difficile de dormir dans ces conditions. Je n’ai pas réussi. 
« Le lendemain, nous n’avons pas été frappés. On a annoncé à beaucoup d’entre nous que nous allions être libérés, tandis que d’autres devraient encore rester jusqu’au lendemain. Nous avons dû passer devant les représentants de plusieurs organes de sécurité, donner notre nom, et s’il ne figurait sur aucune des listes, nous pouvions partir. »

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Thu, 14 Apr 2011 23:56:00 -0700 Côte d'Ivoire : l'ONU doit protéger les dizaines de milliers de civils déplacés dans l'ouest du pays | Amnesty International http://phensmans.amnestyinternational.be/cote-divoire-lonu-doit-proteger-les-dizaines http://phensmans.amnestyinternational.be/cote-divoire-lonu-doit-proteger-les-dizaines
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Sat, 09 Apr 2011 00:13:08 -0700 Iran : le Parlement doit rejeter un projet de loi préjudiciable aux ONG indépendantes http://phensmans.amnestyinternational.be/iran-le-parlement-doit-rejeter-un-projet-de-l http://phensmans.amnestyinternational.be/iran-le-parlement-doit-rejeter-un-projet-de-l



Le Parlement iranien doit rejeter un projet de loi extrêmement préjudiciable aux organisations non gouvernementales (ONG) indépendantes, a indiqué Amnesty International mercredi 6 avril.

Le texte en question, qui a été analysé en profondeur par l’ONG néerlandaise Arseh Sevom, exige que toutes les ONG présentes en Iran se fassent enregistrer auprès d’un nouvel organe qui n’aura aucune obligation de rendre des comptes. Ce dernier – lié au ministère du Renseignement et aux bassidjis (miliciens volontaires) – aura le pouvoir d’annuler l’enregistrement d’une ONG.

« Ce projet de loi va faire reculer la société civile iranienne et sera désastreux en matière de droit à la liberté d’association dans le pays », a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

Les grandes lignes du texte ont déjà été adoptées par le Parlement iranien et le détail du projet de loi sera examiné sous peu.

Si la loi est votée, le Comité suprême chargé de superviser les activités des ONG pourra prendre des décisions cruciales quant au fonctionnement de toutes les ONG présentes dans le pays.

Le nouvel organe disposera de la plus haute autorité sur le bureau exécutif des ONG et contrôlera le financement de ces organisations. Par ailleurs, les contacts avec des organisations internationales sans l’autorisation préalable des autorités seront considérés comme illégaux.

« Le projet de loi sonne véritablement le glas de la société civile iranienne, qui subit une pression considérable de la part des autorités depuis l’élection du président Ahmadinejad en 2005, a ajouté Hassiba Hadj Sahraoui.

« Il est extrêmement regrettable que, bien que la communauté internationale ait récemment reconnu l’importance de la liberté d’association en nommant un rapporteur spécial, les autorités iraniennes fassent tout leur possible pour limiter l’exercice de ce droit fondamental. »

En Iran, de nombreuses organisations de la société civile sont opposées au projet de loi en question et ont appelé les parlementaires à ne pas l’adopter sous sa forme actuelle.

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Sat, 09 Apr 2011 00:12:12 -0700 Inde : l’État de Jammu-et-Cachemire libère un adolescent de 14 ans détenu sans inculpation http://phensmans.amnestyinternational.be/inde-letat-de-jammu-et-cachemire-libere-un-ad http://phensmans.amnestyinternational.be/inde-letat-de-jammu-et-cachemire-libere-un-ad Amnesty International s’est félicitée mardi 5 avril de la libération d’un adolescent de 14 ans, qui était détenu sans inculpation ni jugement depuis plus d’un mois dans l’État de Jammu-et-Cachemire.

Faizan Rafiq Hakeem a été arrêté début février 2011 et inculpé de participation à des émeutes et d’autres infractions. Il s’est vu accorder une libération sous caution mais, au lieu de le relâcher, la police l’a de nouveau arrêté en vertu de la Loi relative à la sécurité publique de l’État de Jammu-et-Cachemire.

Ce texte controversé permet aux autorités de détenir des personnes jusqu’à deux ans sans inculpation ni jugement.

« Nous nous réjouissons de la libération de cet adolescent mais son cas ne représente que la partie émergée de l’iceberg car, dans l’État de Jammu-et-Cachemire, des centaines de personnes, notamment des enfants, sont régulièrement mises sous les verrous pour des motifs vagues et fantaisistes en vertu de la Loi relative à la sécurité publique », a indiqué Madhu Malhotra, directrice adjointe du programme Asie d’Amnesty International.

Faizan Rafiq Hakeem, qui s’est entretenu avec des représentants d’Amnesty International après sa sortie de la prison de Kathua, près de Jammu, a remercié l’organisation d’avoir fait campagne en faveur de sa libération. Il a déclaré : « Après 40 jours d’emprisonnement, je me sens un peu faible, mais je suis heureux d’avoir été libéré. Je vais surmonter cette épreuve. »

L’appel d’Amnesty International en faveur de la libération de Faizan Rafiq Hakeem a également entraîné le lancement d’une campagne sur Twitter : via ce site, des personnes ont envoyé directement au Premier ministre de l’État de Jammu-et-Cachemire, Omar Abdullah, des messages lui demandant de « libérer Faizan ». Il a répondu : « Nous examinons son cas avec bienveillance et nous prendrons notre décision dans les deux ou trois jours à venir.

« Les autorités de l’État de Jammu-et-Cachemire doivent abroger la Loi relative à la sécurité publique et mettre fin au système de détention administrative, libérer tous les détenus ou inculper d’infractions reconnues par la loi ceux qui sont soupçonnés d’avoir commis des actes répréhensibles et leur offrir un procès équitable devant un tribunal, a ajouté Madhu Malhotra.

En particulier, les personnes âgées de moins de 18 ans doivent être libérées ou détenues uniquement pour des infractions dûment reconnues par la loi et être jugées équitablement, dans le respect de la Convention relative aux droits de l’enfant. »

Faizan Rafiq Hakeem est accusé d’avoir, à quatre reprises depuis 2009, fait partie des nombreux manifestants qui ont jeté des pierres sur des policiers et des membres des forces de sécurité lors de rassemblements contre l’État.

Lorsqu’il a été arrêté, la police a affirmé qu’il avait 27 ans. Selon son dossier scolaire, consulté par Amnesty International, il n’a que 14 ans.

Aux termes de la Loi relative à la justice des mineurs dans l’État de Jammu-et-Cachemire, les garçons de plus de 16 ans doivent être traités comme des adultes, ce qui est contraire à la législation en vigueur dans le reste de l’Inde ainsi qu’au droit international, au regard duquel seules les personnes âgées de plus de 18 ans peuvent être considérées comme des adultes.

« Si l’État de Jammu-et-Cachemire souhaite réellement protéger les enfants, il doit faire en sorte que la Loi relative à la justice des mineurs n’aille pas à l’encontre de la Convention relative aux droits de l’enfant et appliquer ce traité dans son intégralité », a expliqué Madhu Malhotra.

Le dernier rapport d’Amnesty International sur l’État de Jammu-et-Cachemire (A Lawless Law: Detentions under the Jammu and Kashmir Public Safety Act) a été publié en mars 2011.

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